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BIENVENUE SUR LE PROJET

Le projet « Europeana » vise à sensibiliser les citoyens européens au lien entre la mémoire commune européenne et leurs opinions individuelles. À la manière de l’auteur de la pièce, Patrik Ourednik, à vous de poursuivre le texte en fonction du thème !

Le but : raconter les vingt dernières années pour arriver jusqu’à aujourd’hui, et penser demain. À votre endroit, avec votre sensibilité, toute trace de votre vécu, idées, souvenir est bienvenue. Écrire et penser contre soi-même, voilà un début de démocratie ! Vos apports seront tous ensuite relus et assemblés pour former un seul grand texte.

Pour chaque thématique, comme l’exemple ci-dessous, vous allez proposer trois éléments :

Une idée suivie de sa contradiction.
Un anecdote personnelle, concrète, vécue ou imaginée.
Un fait divers, comme un contrepoint humoristique aux théories.

Thème 1 : Identité nationale et multiculturalisme

Les Anglais étaient pragmatiques et les Anglaises....

…avaient de grands pieds et les Italiennes de gros seins et les Italiens étaient insouciants et les Allemands étaient attentifs à l’hygiène et n’avaient aucun sens de l’humour.  Et les Irlandais buvaient beaucoup trop et les Ecossais étaient de grands randonneurs et les Français étaient arrogants et les Grecs complexes et les Tchèques lâches et les Polonais buvaient beaucoup trop et les Italiens étaient bruyants et les Bulgares attardés et les Espagnols ténébreux et les Hongrois prétentieux. Et les Espagnols dansaient le flamenco et les Tziganes lançaient des regards noirs et les Russes étaient arrogants et les Suédois pragmatiques et les Juifs rusés et les Français insouciants et les Anglais prétentieux et les Portugais attardés. Et les Français avaient le SAVOIR-VIVRE et les Anglais le FAIR-PLAY.
Et certains philosophes disaient que l’identité nationale était une construction de la pensée, que tout citoyen était citoyen du monde et qu’il importait peu de connaître les origines d’un être humain, l’essentiel étant de connaître sa destination, son but philosophique, religieux ou encore politique.

Mais d’autres continuaient à penser et à clamer que l’identité nationale est la plus belle chose qui soit donnée à l’homme, un sentiment d’appartenance à une communauté, une histoire, et que c’était le seul fondement possible d’une identité humaine;

Une femme qui avait des origines russes, allemandes, et de confession juive, se déclarait bien à la police comme française, puisqu’elle était née à New-York par accident mais vivait à Paris.

Et un citoyen congolais essaya dix-sept fois de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, car quel que soit son pays et ses origines, il savait juste que sans partir il mourrait;

Thème 2 : Mémoires européennes : Quelle histoire personnelle et collective ? Comment se crée le récit historique d’un pays ?

Thème 3 : Espace public : Les médias anciens et nouveaux, information et désinformation. Les fake news et les secrets d’états.

Thème 4 : La mobilité, le tourisme: Que faire du « tourisme historique » ?

Thème 5 : L’écologie : Que faire du rapport nature-culture ?

Thème 6 : Crise de la démocratie, symptômes, menaces, remèdes

Thème 7 : Les frontières en Europe, les frontières de l’Europe, réelles ou virtuelles

Thème 8 : L’Europe et le monde, mise en perspective

Thème 9 : La famille : où en est le couple, les enfants, la sexualité, l’égalité hommes-femmes ?

Thème 10 : Ville et campagne, sédentarité et mobilité

Thème 11 : Le religieux, quelle place en Europe au XXIème siècle ?

JACQUES RUPNIK

PATRIK OUŘEDNIK / SARAH LECARPENTIER

STEPHANE NAWRAT

Vous avez peut-être vu le spectacle « Europeana, une brève histoire du XXe siècle » mis en scène par Sarah Lecarpentier, ou l’exposition photographique de Stéphane Nawrat, « Fragments », ou encore assisté à une des conférences de Jacques Rupnik « Hier, aujourd’hui, demain ».

Ou les trois ? Ou même aucun des trois !

N’importe : vous êtes ici, et cette page vous dédiée.

Europeana est la suite d’une réflexion sur la mémoire du XXe siècle, initiée avec la création d’Ô ma mémoire, portrait de Stéphane Hessel. Pour adapter le texte et penser la mise en scène, Sarah Lecarpentier a voyagé à travers l’Europe avec le photographe Stéphane Nawrat.

Un dispositif – associant tournée du spectacle, exposition photos et conférence du politologue Jacques Rupnik –  sera mené en 2019 à travers l’Europe, pour faire de cette année d’élection européenne un temps fort artistique et citoyen.

Dans chaque ville où nous voyageons, une thématique contemporaine est abordée et proposée, en lien avec le texte de Patrik Ourednik, qui raconte l’histoire européenne de 1914 à 2001.

Cette interface, portée par le site Cafébabel, vous propose un cadavre exquis littéraire, pour raconter ensemble la suite de l’histoire, de 2001 à 2019 ! Un texte collectif, littéraire et créatif à la manière d’Ourednik, qui sera lu lors de l’événement de clôture du projet, en France, dans le cadre du Next festival en novembre 2019.